La vie est telle la combustion d'une bougie
Au fil du temps coule la cire et s'étale
Et toujours je reste là , l'âme en cavale
Cherchant un remède contre mon autarcie
Je marche dans les méandres de mon esprit
Instance en moi réduite à l'état de débris
Où jamais je ne pourrais me mettre à l'abris
Je me cache , par la solitude poursuivi
Toutes mes passions ne sont que ruines
Lambeaux épars , vestiges de mes joies perdues
Là où les sombres amours s'éteignent en sourdine
Par l'indifférence et le mutisme vaincus
Mes peurs m'enchaînent de liens invisibles
Elles s'approchent plus près de moi , imperceptibles
Elles me dévorent de sentiments inaudibles
Me paralysent , toutes indivisibles
Rien ne peut les arrêter ni les briser
Il ne sert à rien de courir et de s'enfuir
Car tôt ou tard elles finissent par nous rattraper
Et se nourrissent de notre dernier soupir
Le teint de mon visage devient pâle
Je me perds dans cette maudite spirale
Cherchant à jamais la sortie du dédale
Pour toujours lié à ce destin infernal .